Ce devait être l' hiver , car les rayons de soleil
plongeaient profondément dans ma chambre par l' interstice des lattes des persiennes.
La
fenêtre était ouverte, la pénombre de la pièce faisait danser des particules de
poussière qui
matérialisaient la lumière pénétrante.
Je
me rappelle avoir mainte fois tenté de saisir ces griffures de l’ombre avec
toujours le sentiment très fort qu'elles étaient matérielles.
J’étais
jeune et ma pensée était absorbée par un visage à oublier .
Une
de ces dardes se posait sur ma joue gauche, comme pour me caresser et
tendrement réveiller mes sens.
La
sensation qui l’accompagnait allait doucement faire disparaître ce visage et me
donner l’envie d’aller vers une autre aventure.